L’Europe

Originally posted on le blog d'Olivyeahh :

Pas d’articles sur les logiciels libres aujourd’hui

Un morceau, plutôt . Un de ceux qui sont intemporels .

Texte:

L’Europe

« Les sangliers sont lâchés
Je répète :
les sangliers sont lâchés.

Les petits patrons font les grandes rivières de diamant.
Deux fois.

Les roses de l’Europe sont le festin de Satan.
Je répète :
les roses de l’Europe sont le festin de Satan.

Nous travaillons actuellement pour l’Europe. x4
Voire pour le monde.

Chère vieille Europe, cher vieux continent, putain autoritaire,
aristocrate et libertaire, bourgeoise et ouvrière,
pourpre et pouponnée des grands siècles et colosses titubants.
Regarde tes épaules voutées, pas moyen d’épousseter d’un seul geste,
d’un seul, les vieilles pellicules, les peaux mortes d’hier et tabula rasa…
D’ici, on pourrait croire à de la pourriture noble et en suspension.
il flotte encore dans l’air de cette odeur de soufre. Sale vieille Europe,
celle qui entre deux guerres et même…

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Réglage automatique de l’heure avec NTP – utilisation du pool.ntp.org pour Debian et Ubuntu

Originally posted on Open source:

Le protocole NTP (network time protocole) permet de synchroniser l’heure d’un PC depuis un référentiel distant, généralement un serveur accessible par Internet.
Très bien, mais sur quel serveur peut-on se synchroniser?

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EMMANUEL TODD: « POURQUOI JE N’IRAIS PAS VOTER AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES »

Originally posted on Libertes & Internets:

Emmanuel Todd : « Non, je n’irai pas voter ! »

 [HERODOTE – propos recueillis par André Larané pour Herodote.net, le 12 mai 2014]
Dans un entretien exclusif avec Herodote.net, l’historien Emmanuel Todd analyse l’évolution de l’Union européenne et dit son intention de ne pas aller voter le 25 mai, pour la première fois de sa vie. Un choix raisonné et, de son point de vue, civique…

Par ses travaux sur les structures familiales, Emmanuel Todd est l’un des principaux historiens de sa génération. C’est aussi un témoin engagé de son époque qui peut se flatter de n’avoir jamais été pris en défaut dans ses nombreux essais. Volontiers provocateur, il s’est attiré quelques inimitiés par ses interventions dans la presse et à la télévision mais rares sont les contradicteurs qui s’estiment assez armés pour lui faire front.

Herodote.net : À vous lire, on peut se demander si vous avez le don de prophétie. En…

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Hadrien dans le blog d’Étienne Chouard 9 mai 2014 à 20:19

On peut continuer à se plaindre indéfiniment de l’austérité, cela ne changera rien au dogme austro-allemand !
Car ce serait faire une erreur, hélas fort commune, que de croire « l’orthodoxie » monétaire des allemands (dont sont inspirés les statuts de la BCE) uniquement due à leur crise inflationniste des années 20. Plus fondamental encore, et plus enraciné, est leur adoption du dogme monétaire de l’Ecole autrichienne qui remonte à Carl Menger, dont Von Mises fut l’élève, lui-même ayant eu Hayek pour disciple.
C’est donc un dogme ante-Keynésien, qui prend pour acquis que « la monnaie n’est qu’un voile »… un principe dont, soit dit au passage, l’expérience des années 20 aurait du suffire à montrer l’inanité !
Cela n’a pas empêché la classe dominante allemande de reprendre son dogme après 1949, d’où les trajectoires monétaires différentes en Allemagne et en France… Or, en dépit (et sans doute à cause) de cela, les croissances françaises et allemandes furent identiques, en moyenne (5,4%), durant les Trente Glorieuses !
La différence reside dans le point souligné ici à plusieurs reprises. Sans revenir sur un leitmotiv qui a été largement évoqué, on peut en effet faire le parallèle social avec la distribution du patrimoine:
Depuis qu’on nous vante de tous côtés les « succès » de la frugalité allemande, y compris dans son faible taux de propriétaires immobiliers, quel est le bénéfice d’une telle politique… pour la grande majorité d’un peuple dont on constate que son patrimoine médian, au total, s’avère si faible (le dernier de la zone euro) et accroît les inégalités (la médiane y est quatre fois plus faible que la moyenne, contre deux fois seulement en France) ?
La situation est d’autant plus préoccupante que l’Allemagne est un pays vieillissant, dont la proportion de ménages âgés devrait au contraire favoriser le patrimoine après une vie entière de dur labeur.

    Qu’a donc fait l’Allemagne de l’Ouest de tous ses excédents commerciaux durant toute la deuxième moitié du XXe siècle ?

La réponse a malheureusement été donnée par Gaël Giraud et Cécile Rouard dans leur livre (Le facteur douze):
« les ménages allemands possédant plus de 100 millions d’actifs sont au nombre de 900, juste derrière les USA avec 3000, (contre 300 en France), soit le nombre proportionnellement le plus grand de ces très riches parmi la population mondiale ! » Là encore, un fait qui est soigneusement dissimulé par la doxa libérale qui nous engage à suivre ce modèle: les excédents allemands s’exercent au détriment des bas salaires et viennent gonfler la fortune des actionnaires d’entreprises (ce qui explique pourquoi on ne voit rien dans le patrimoine moyen qui intègre indistinctement les deux).
Le patrimoine des ménages et du secteur public ne sont en effet pas les seul indicateurs de richesse à prendre en compte. Une partie significative est en effet détenue par les entreprises dont le stock de capital constitue un indicateur exhaustif. Il indique en effet le montant du capital détenu par le secteur public (dont on a vu plus haut ce qu’il en est) ainsi que par les capitalistes industriels résidents et non-résidents. Corrigé de la position extérieure nette (donc du capital ou des dettes détenus par des résidents à l’étranger), on obtient un indicateur global du patrimoine… capitaliste !
Là, les choses sont fort différentes puisque l’Allemagne est bien dans le peloton de tête avec l’Autriche, la Belgique et les Pays-bas, montrant ainsi comment la politique de « l’offre » peut arriver à extirper la plus value du travail des ménages, tout en faisant d’eux les plus pauvres d’Europe:
http://www.ladocumentationfrancaise

 

On ne s’étonnera pas, après tout cela, que Alain Minc ait pu pousser ce cri du coeur dans le titre de son dernier livre: « Vive l’Allemagne » !

En résumé, tant que l’on gardera l’euro, les choses iront de mal en pis pour les travailleurs, et de mieux en mieux pour les possédants… de l’outil de travail !
Mais ça, on le savait déjà avec Marx. La seule différence, c’est que là où un siècle de conquêtes sociales y avaient en partie remédié, la révolution néolibérale des Trente Piteuses a inversé la courbe… L’euro, lui, est là pour empêcher tout retour en arrière:
Ainsi, en France, les dispositions des traités européens ont été inscrites dans notre constitution !
(En Allemagne, c’est évidemment l’inverse: la classe dominante a fait en sorte de garder toutes disposition sous le droit de veto de la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe, au cas où L’U.E. s’émanciperait !)
C’est dire si vouloir le « retournement », tout en gardant l’euro, est voué à l’échec !

 

http://chouard….

http://chouard.org/blog/2014/05/09/se-battre-a-lheure-de-lempathie-lignes-de-front-jeudi-prochain-a-paris/#comment-496

Hadrien a écrit dans le blog d’Étienne Chouard

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